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Comment les tactiques du mouvement climat impactent l’opinion publique ?

Alimenter les réflexions autour des actions militantes du mouvement climat en analysant la réception, par l’opinion publique, des différentes tactiques mises en place.

Contexte

Le choix des tactiques d’action est un sujet de débat permanent dans les mouvements sociaux.  Faut-il privilégier la radicalité ou la modération ? La manifestation, l’occupation, le blocage ?

Un des critères essentiels pour répondre à ces questions est de comprendre la manière dont ces tactiques font bouger l’opinion publique. En effet, l’opinion publique est, de manière directe ou indirecte, via les médias, une des cibles principales de toute action militante.

 

Pour alimenter ces réflexions, Parlons Climat a mené la première étude quantitative sur le sujet en France, en co-construction avec des acteurs du mouvement climat et des chercheurs français et américains.

Une recherche en deux temps

Une phase exploratoire, combinant :

    • Des entretiens qualitatifs avec des militants pour mieux comprendre ce qui préside au choix des tactiques utilisées, ainsi que les questions qu’ils se posent ;

    • Un état des lieux de la littérature scientifique, notamment internationale, sur l’effet des tactiques militantes.

 

  • Une étude quantitative inédite, conduite à l’été 2023 :

    • Basée sur un échantillon représentatif de 8 000 Français ;

    • Conçue pour évaluer l’effet de différentes tactiques (manifestation, occupation, blocage du métro, sabotage) notamment sur le soutien au mouvement climat , l’envie de rejoindre ce mouvement, l’adhésion à des politiques publiques écologiques ;

    • Avec un design expérimental rigoureux,  en vue d’une publication académique.

Les résultats

Nos résultats apportent des réponses sur deux points importants :

1 : plus une action est perçue comme radicale, plus son impact sur l'opinion est négatif, en réduisant :

  • le soutien aux groupes qui l’utilisent ;

  • l’envie de s’engager dans le mouvement climat ;

  • le soutien à des mesures de transition écologique.

 

2 : les effets dits “de flanc radical” ne fonctionnent pas comme espéré

  • Une manifestation (ou une occupation) paraît plus radicale à quelqu’un qui a d’abord été exposé à un sabotage ou un blocage, marquant ainsi un effet de contagion de la radicalité perçue ;

  • Une personne exposée à un groupe radical ne montre pas plus de soutien envers un groupe modéré présenté ensuite.


Cette étude fait l'objet d’un premier article universitaire (“prepub”) publié ici. Elle est en cours de réplication aux Etats-Unis ainsi qu’en Allemagne.

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