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Les Français parlent climat 2026

Etude. Les enjeux climat et environnement s'inscrivent désormais dans un entre-deux, fait d’une polarisation politique plus marquée à droite et d’un ralentissement du soutien déclaré à la transition ; alors que dans un même temps l’écologie du vécu, celle qui touche au cadre de vie et à la préservation de notre santé, rassemble et est largement plébiscitée par les Français. C’est donc sur ce double-tableau que s’ouvre cette nouvelle séquence 2026, avec son lot de défis et d’opportunités.

- mars 2026

Cette étude a été réalisée auprès d'un échantillon représentatif de 5000 Français en décembre 2025, en travail direct avec le panéliste.

Polarisation politique et normalisation des modes de vie, les deux sons de cloche de la transition écologique

En 2026, les indicateurs de soutien au climat et à l’environnement enregistrent de légères baisses, cependant plus fortes à droite de l’échiquier politique, traduisant un phénomène de polarisation, plus qu’un recul en arrière. Ainsi les enjeux environnementaux restent une priorité pour 24% des Français (-2 pts vs. 2025) et les politiques publiques restent majoritairement soutenues par la population (8 sur les 13 politiques suivies), malgré une baisse notable de ce soutien en 2026.

En parallèle, on note qu’
une forme de proximité s’est installée entre les Français et la transition. Cela se traduit notamment dans les modes de vie avec près des deux tiers des Français déclarant côtoyer des individus ayant des pratiques écologiques (voiture électrique, rénovation énergétique, végétarisme, panneaux solaires, déplacements en vélo) et une évidence que le processus de transition engagé doit se poursuivre (seuls 8% des Français estiment que les responsables politiques en font déjà trop).

Un son de cloche l’on retrouve en période d’élections municipales dans d’autres sondages. “63 % des Français se disent gênés de voter pour un candidat remettant en cause les mesures de transition écologique déjà engagées dans leur territoire” (Ifop X RAC) et “70% des élus municipaux mettent l’environnement dans leur top 3 des enjeux prioritaires pour le prochain mandat.” (Grande Consultation, The Shift Project).

Des enjeux santé montants, notamment ceux liés à l’alimentation

 

Si les Français se déclarent préoccupés par la question de la pollution, c’est celle de l’eau potable et de leur alimentation qui les inquiète le plus fortement (respectivement 63% et 60% se disent “très inquiets”). Des sujets qui touchent d’ailleurs plus particulièrement les femmes (+11 pts par rapport aux hommes). 

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Dans un contexte marqué par plusieurs scandales sanitaires ces derniers mois et années (PFAS, cadmium, algues vertes…), le niveau de soutien aux politiques publiques visant à réduire le recours aux pesticides et à tripler la surface agricole en bio ne faiblit pas (respectivement 84% et 71% de soutien), et reste majoritaire dans tous les électorats.


La santé demeure donc un sujet de préoccupation majeur pour le pays, le troisième derrière le pouvoir d’achat et l’insécurité, comme l’année passée. Or le lien entre protection de l’environnement et protection de la santé apparaît de plus en plus évident aux Français qui sont 76% à avoir déjà entendu parler de ce lien et 75% à affirmer que prendre soin de l'environnement c’est aussi prendre soin de notre santé.

L’autonomie comme horizon désirable

 

L’année 2026 s’ouvre sur une montée des tensions géopolitiques dont le niveau de priorisation de la part des Français dépasse à présent celui des enjeux climatiques et environnementaux. Ainsi, 28% mettent les tensions internationales dans leur 3 priorités pour le pays (+ 7pts en un an), contre 24% pour l’environnement (- 2pts). 


Pour autant, ces deux enjeux se recoupent. Quand il est question d’évoquer des propositions de société idéale, l’idée d’une consommation “produite localement par de petites entreprises” est majoritaire, et ce, dans tous les électorats. Plus de 6 Français sur 10 adhèrent à l’idée que “remplacer les énergies fossiles comme le pétrole, c’est sortir de la dépendance aux pays qui nous en vendent”. 


Notons que l’indépendance est aussi une valeur particulièrement forte au niveau individuel. “S’en sortir par ses propres moyens” est même la première source de fierté des Français devant la nationalité française (84% vs. 72%). Les termes “indépendance” et “autonomie” sont d’ailleurs largement connotés positivement (75% et 82%).

Autant d’indicateurs qui donnent à penser la transition écologique comme un moteur de souveraineté dans tous les domaines (énergétique, alimentaire, industriel, numérique…).

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